Interview de Muse dans le nouveau Q magazine

Publié : 29 novembre 2013 | Aucun commentaire

Par Megan |

A l’occasion de leur passage à Paris le 5 novembre, Q magazine a suivi Muse lors de leur voyage, récoltant ainsi leur interview tout au long de la journée, à propos du film et de la direction qu’ils vont prendre pour le prochain album.
 
Voici la traduction complète de l’article, merci à Zoé. :)
 
 
 

Quel meilleur jour que le 5 novembre pour lancer le film d’un concert, le plus pyromane du rock en stade ? C’est l’heure du déjeuner pour Guy Fawkes 2013 et les 3 membres de Muse, rassemblés devant l’Eurostar, attendent leur enregistrement, prêts à apporter la joie du rock’n’roll à Paris.
Ce soir, la capitale française reçoit la première mondiale de Muse : Live at Rome Olympic Stadium, à l’intérieur d’une sphère artistiquement arquée, chromée, appelée la Géode. Le film présente le ‘Unsustainable Tour’ mené cet été par Muse et est le pionnier d’un nouveau format audio-visuel à vous mettre le feu aux synapses, rendant autant flou la ennuyeuse et traditionnelle Haute Définition qu’un viel LP naze de My Bloody Valentine. Sa définition, pour reprendre la métaphore de Spinal Tap, n’est pas une fois supérieure- mais quatre fois supérieure.

« Ils ne sont même pas sûr de comment l’appeler » dit Matt Bellamy, confortablement installé à bord de la première Classe Business. « Ils n’ont pas encore vraiment la bonne appellation : ça sera soit la 4K soit la Ultra haute définition. Pour moi c’est la même chose en termes de qualité à partir de la définition de la HD. C’est assez impressionnant bien que ça veuille aussi dire que vous pouvez voir des détails comme l’ennui des gardiens de la sécurité. J’ai aussi remarqué quelques boutons que je n’avais même pas remarqués ce soir-là. »

A notre arrivée à la Gare du Nord, une flopée de flashs accompagnèrent le voyage jusqu’à la Géode, qui luisait étrangement dans le noir « On dirait que cela vient d’une autre planète » approuve le batteur Dom Howard. « Dès que nous avons vu l’image, on a pensé ‘C’est totalement notre truc’ »

Le trio a rapidement plongé dans les méandres de la cité des sciences pour se cacher puisque le tapis rouge est assailli par les fans et les équipes TV. Une fois à l’intérieur, Howard a présenté le film à travers les cris fanatiques, mais tous restèrent silencieux devant l’expérience cinématographique de Muse.

Plus qu’un simple concert filmé, on y retrouve un vrai esprit de blockbuster aux couleurs criardes se déployant devant nos yeux. La scène ressemble selon les mots d’Howard « Cette Power Station folle et futuriste, prend vie au début du concert, et crache de la fumée et du feu graduellement jusqu’à son point culminant ». Une tripotée d’acteurs sont présents, notamment un trader fou et une vendeuse d’essence qui se noie en buvant directement de la borne.

La dernière fois que Q a parlé à Muse au début de leur tournée promotionnelle l’année dernière pour The 2nd Law, alors imminente ; Bellamy révélait à quel point l’album a été influencé en parti par des compositeurs de bandes originales de film comme Hans Zimmer. Le film du concert selon eux, est la conclusion logique de ces idées.

C’était également important pour eux d’utiliser tous les frais pour les 20 stades dans quelque chose qui dure. « Je me rappelle que je regardais le budget de la tournée de 12 à 15 millions » dit Bellamy en riant « et j’ai pensé ‘On va probablement pas faire d’argent sur celui là’.
Le film conclut une énorme campagne de satisfaction pour le groupe.

Avec la première remonté, Dom Howard, excité, parle des dates à venir en Décembre en Australie, avec en Janvier, une écriture éclair à Los Angeles avec la création d’une « démo vite fait» et en ensuite l’enregistrement bien fait de leur propre album en été. Ce qui est amusant, c’est qu’en parlant avec Bellamy séparément, on apprend qu’ils envisagent de se reposer quelques mois avant d’enregistrer.
Baissant la voix façon conspirateur, le chanteur remarque « Nous sommes entouré de personnes de notre label Warner aujourd’hui parce que nous arrivons aux termes de nos 6 albums prévus avec eux, et ils sont tous là parce qu’ils veulent qu’on re-signe avec eux. En général nous étions assez libres pendant les 15 premières années. C’est donc un changement pour nous. C’est une chance d’arrêter et de réfléchir à ce dont nous voulons vraiment pour le futur, peut être une pause et réfléchir à un prochain album pour le milieu de l’année prochaine ».
Ont-ils des embryons d’idées à ce sujet ?
« Il est encore tôt dans l’avancement, mais je pense être plus conceptuel dans les thèmes et les sons, et également pour ça avoir un lien plus forts avec les spectacles live, j’aime vraiment beaucoup l’idée d’avoir une série de points guides pour se limiter- plutôt que ce que j’ai fait la dernière fois où on avait tendance à essayer beaucoup de styles ou d’idées différentes. »

Peu importe les concepts qu’il prépare, il semble que Bellamy est désireux de s’éloigner des teintes pop de The 2nd Law.
« Ca pourrait être la fin d’une certaine période où nous avons expérimenté en utilisant moins de guitare- plus de piano, de musique électronique et d’arrangements pop que d’arrangements de rock progressiste. En ayant ces chansons dans le film, c’est comme si nous avions tracé un trait sur cette période où nous avons viré de notre période hard rock. »
Avec un présage aussi alléchant à propos du futur du guitar hero, nous disons adieux à nos biens aimés super-héros des stades. Ça sera un paysage pop bien pâle et pauvre en watts pendant qu’ils seront absents.

 
Vous pouvez voir l’interview originale et les photos backstages inédites qui l’accompagnent ICI.


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